★★★★★ Stéphane · Saint-François · septembre 2026
Nous avons confié la gestion locative de notre villa à Prestige Caraïbes, dénomination commerciale de la SAS MSP Séjour, dans le cadre d’un contrat de conciergerie.
Compte tenu des procédures actuellement en cours, je m’en tiens volontairement ici à des faits précis, vérifiables et documentés.
Au cours de l’exécution du contrat, des sommes correspondant à deux réservations distinctes n’ont pas été reversées conformément aux obligations contractuelles :
– 1 592,05 € correspondant à une réservation de mars/avril 2026 ;
– 1 800 € correspondant à trois virements de 600 € effectués directement par une autre locataire sur le compte de la société.
Concernant la première réservation, Prestige Caraïbes nous a d’ailleurs confirmé par écrit, après vérification de ses propres relevés, que la réservation avait été omise et que le montant nous restait bien dû.
À cela s’est ajouté un problème particulièrement préoccupant concernant la taxe de séjour.
Notre contrat prévoyait expressément que « la taxe de séjour sera gérée et payée par le prestataire au nom du propriétaire ».
Nous avons pourtant reçu de la Communauté d’Agglomération La Riviera du Levant un état récapitulatif nous réclamant 434,08 € de taxe de séjour pour la période du 1er janvier au 30 avril 2026, avec une échéance de reversement au 31 mai 2026.
Lorsque nous avons interrogé Prestige Caraïbes sur cette demande, leur responsable nous a répondu par écrit : « Merci pour cette information, nous nous en occupons ».
Malgré cela, la situation n’a pas été régularisée dans le délai demandé et nous avons dû intervenir nous-mêmes auprès de la Riviera du Levant après leur relance, alors même que le contrat confiait cette obligation au prestataire.
Le montant total faisant l’objet de notre procédure de recouvrement s’est ainsi élevé à 3 826,13 €.
Malgré nos demandes, relances et mise en demeure, nous avons finalement dû saisir la justice pour obtenir le paiement des sommes dues.
Par ordonnance du 22 juillet 2026, le Tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a enjoint à SAS MSP Séjour de nous payer 3 826,13 € en principal, avec intérêts au taux légal, ainsi qu’une somme au titre de l’article 700 du Code de procédure civile et les dépens.
Je précise, par souci d’exactitude, que cette ordonnance demeure susceptible d’opposition dans les conditions prévues par la procédure.
Les difficultés ne se sont malheureusement pas arrêtées aux aspects financiers.
À la fin de notre relation contractuelle, Prestige Caraïbes ne s’est pas présentée au rendez-vous fixé pour l’état des lieux et la restitution des accès à notre propriété.
Cette absence ainsi que la non-restitution des clés et moyens d’accès ont été documentées par commissaire de justice.
Malgré nos demandes, les clés de notre villa ne nous ont jamais été restituées.
Devant cette situation, une plainte a également été déposée en gendarmerie concernant la non-restitution des clés. Cette procédure est actuellement en cours.